À table, protéger les enfants des substances nocives avec de bonnes habitudes

Les enfants sont plus exposés aux substances nocives présentes dans l’alimentation, tels que les PFAS, les pesticides, les microplastiques et les perturbateurs endocriniens. Sans tout changer, des bonnes habitudes simples à adopter peuvent protéger efficacement la famille au quotidien.

Image générée par l'IA

« La petite taille de l’enfant le rend proportionnellement beaucoup plus vulnérable aux polluants et il subit plus massivement les multiples pollutions car il n’a pas les capacités de pouvoir identifier leurs sources, ni pour mettre en place des solutions pour s’en protéger » – Natacha Klarer

Dans les premières années de vie, l’alimentation joue un rôle central, car l’organisme de l’enfant est encore en développement. Comme l’explique Natacha Klarer, nutritionniste et aide maternelle en écologie familiale, « le petit être humain n’a pas terminé son développement à la naissance ». Ses organes et son système immunitaire sont immatures, et le rendent donc plus vulnérable aux substances nocives présentes dans son environnement et dans son alimentation, ce qui peut avoir des effets durables sur sa santé. 

 

Parmi ces substances, nous retrouvons notamment les pesticides, les PFAS, les plastiques ou encore les perturbateurs endocriniens, qui sont présents à différents niveaux de l’alimentation. Ces expositions s’inscrivent dans le quotidien familial, et c’est la raison pour laquelle elles méritent d’être mieux comprises. Pour en savoir plus, notre carrousel Instagram propose un décryptage simple et accessible de ces substances et de leurs effets.

Certaines habitudes simples peuvent toutefois être mises en place pour réduire l’exposition à ces substances nocives. La sécurité alimentaire a en effet l’avantage d’être à la portée de chacun·e, contrairement à d’autres pollutions que nous subissons sans pouvoir y apporter de solutions à une échelle individuelle. 

 

Natacha Klarer propose de réfléchir à l’approvisionnement et à ce qui est introduit dans le garde-manger : « Pour les aliments qui sont consommés très régulièrement et en grande quantité, il est essentiel de connaître leur mode de production et d’acheminement. On peut par exemple privilégier le local et les produits garantissant un minimum de recours à des agents nocifs ». 

 

Pour ce faire, les labels alimentaires sont d’une grande aide, pour autant qu’on sache les reconnaître. Bio Suisse, IP-Suisse, Demeter, toutes leurs spécifications sont expliquées dans notre post Instagram ci-dessus.

« Faire le ménage dans sa cuisine et remplacer ses ustensiles par des matières recommandées : comme le verre et l’inox » – Natacha Klarer

Bien que l’aliment ait une grande importance dans la contamination, le contenant dans lequel on le consomme a aussi beaucoup d’impact sur les substances nocives ingérées. 

 

Le verre et l’acier inoxydable (inox) sont chimiquement inertes et non poreux. C’est-à-dire qu’ils n’absorbent ni odeurs ni saveurs mais surtout qu’aucune substance nocive ne migre vers les aliments. 

Le bois, quant à lui, a l’avantage d’être durable et naturellement antibactérien. C’est notamment une bonne alternative pour les planches et les spatules. 

Par contre,  le plastique et le TEFLON libèrent des PFAS et des microplastiques, surtout avec la chaleur et l’usure. 

 

Diversifier l’alimentation permet en outre de limiter l’exposition répétée aux mêmes contaminants, présents dans des aliments différents selon leur origine ou même leur mode de production. Varier les produits, c’est aussi réduire le risque d’accumuler certaines substances nocives sur le long terme.

 

« Remettez de la variété dans les aliments et dans les provenances. Vous mangez du riz ! Ne vous limitez pas à la marque de riz de votre enfance… variez ! » Natacha Klarer

Alimentation durant la grossesse

Bien avant les premières années de vie, c’est dès la grossesse que l’alimentation de la mère influence directement la santé du bébé. En effet, la grossesse représente une période de vulnérabilité: les substances nocives sont capables de franchir la barrière placentaire et de se retrouver dans le liquide amniotique, ce qui peut avoir un impact conséquent sur le développement du bébé. Selon le stade de la grossesse, les organes du fœtus sont encore en formation et donc particulièrement vulnérables à ces expositions. Adopter de bonnes pratiques alimentaires dès la grossesse permet de poser les premières bases de la protection de son enfant.

« La découverte des réalités de la pollution environnementale est anxiogène et démoralisante. Mais on peut redevenir consomm’acteur et retrouver de la joie dans des démarches de changements, car les solutions et les alternatives à notre alimentation moderne dénaturée et aux polluants environnementaux existent : je conseille toujours d’initier les changements sous forme de jeu d’exploration, à son rythme et en créant un défi à vivre en famille. » – Natacha Klarer

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